Ma vie de gay, pas toujours simple mais loin d'être compliquée.
Avoir un compagnon et dans les excès ne pas être tombé.
Jusqu'au jour où un médecin vous annonce cette vérité.
Pas le S.I.D.A, on l'a tous plus ou moins envisagé
Mais cette maladie ne fini, que si elle vous a gagné.
Tourbillons d'images, de photos de votre passé,
Quelques larmes que seul vous allez verser;
Ne rien dire, rien avouer pour ne pas les blesser.
Tout taire a ceux qui sont tant aimés,
Pour ses parents, ses amis, pas cette vérité,
Surtout ne pas vouloir être pris en pitié.
Un vague désir, un peu de tendresse avouée
A ce compagnon qui pourtant est tant aimé.
Lui faire du mal, pour que de vous il soit détaché,
Et en demander pardon, dés qu'il a le dos tourné.
Enfin se retourner, se dire tout le mal qu'on a fait;
Accepter que votre décision ait pu être faussée.
Faire un pas, peut être pour essayer; de réparer,
Mais pas totalement par peur ou pire fausse pudeur, s'avancer.
On garde des roses, on les laisse se faner, puis se sécher,
C'est bien le sort que la vie et la mort m'ont destiné.
Dans une église, regarder des gens prier
Deux enfants jouent, moi je ne peux que pleurer.
Foule de souvenirs qui viennent me bouleverser!
Était-il si beau, si agréable mon passé?
A quoi bon? Trois mots que je ne cesse de ressasser.
Enfin trouver la paix et réussir à se poser
Sur les bords d'une plage surpeuplée;
Et par les vagues se laisser emporter.